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Relations Attachement

Théorie de l’attachement

Je vulgarise en quelques lignes la théorie de l’attachement. Cela donne des pistes de compréhension de soi et surtout des leviers de changement importants. C’est un domaine passionnant, subtil et bien plus complexe que les quelques lignes ci-dessous.🙂

Dans l’enfance on oscille entre deux pôles :     

  • l’exploration qui nous permet de grandir, d’accumuler des connaissances moteurs et intellectuelles, de forger notre identité propre et une relation seine et équilibré avec l’entourage.

  • la sécurité. En cas de stress interne ou de l’environnement, de questionnements trop importants nous sortons du mode « exploration » pour nous tourner vers une figure d’attachement (parents/frère/soeur/instituteur/trice/ami.e) sensé nous apporter réconfort et sécurité.

Mais il arrive que cette figure d’attachement ne puisse par répondre aux besoins de l’enfant à ce moment là. Et si cette situation se répète alors l’enfant va intégrer des modes relationnels qu’on appelle modèles internes opérants

Ces apprentissages relationnelles sont intégrés de manière inconsciente et nous les reproduisons plus tard dans nos vie amoureuses affective, amicales, thérapeutiques etc.

Par exemple

-J’intègre que je ne peux pas compter sur une figure d’attachement. J’éviterai à l’avenir de faire confiance, de partager mes émotions, de m’attacher à quelqu’un (style d’attachement « évitant ou détaché») 

-J’intègre que ne peux pas m’en sortir tout seul sans ma figure d’attachement. Je m’accrocherai aux relations, je douterai de l’autre,  j’aurais peur d’avancer tout seul… (style d’attachement « anxieux ou préoccupé »)

Regression et attachement

La régression est un outil essentiel de l’hypnothérapeute. Elle permet d’aller visiter des événements du passé, douloureux ou même traumatisants. 

Alors on peut, avec nos ressources d’aujourd’hui, nos apprentissages, notre expérience, venir réconforter, rassurer, consoler, donner des informations à la personne que l’on était. On ne change pas le souvenirs mais la relation que l’on entretient avec lui. 

Cela peut-être d’un grand réconfort et par répercussion, changer notre relation avec d’autres moments qui font écho à ce souvenir.

 

Mais on peut aussi se demander « A qui ai-je demandé de l’aide? Où sont mes amis, mes parents, mes figures d’attachements? »  Il ne s’agit pas de blâmer mais de prendre conscience. Les personnes ressources dont on aurait besoin ne sont pas toujours là pour nous. 

Alors ce n’est plus seulement sur la relation avec ces souvenirs difficiles que j’agis mais aussi sur les modèles relationnels que j’ai intégré et qui façonnent ma vie de couple, ma vie sexuelle, amicale, professionnelle, mon rapport avec mes enfants…

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Crédit photo : Sofi Nadler

Sources et références

  • John Bowlby « amour et rupture : les destins des liens affectifs » 2014

  • Joana Smith « l’attachement en psychothérapie de l’adulte » 2023

  • Donald Wood Winnicott « jeu et réalité : l’espace potentiel » 1971

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